• 5 nouvelles séries, 5 (probables) coups de coeur !

    Le printemps, une saison morne pour les séries avant le renouveau du mois de juin. Et c’est reparti pour un tour, la saison estivale apportant son lot de premières saisons, certaines attendues, et d’autres moins. Pour les séries-philes que vous êtes, petit tour d’horizon des potentielles bonnes surprises de cet été, dans l’ordre croissant de nos préférences. Rien ne sert de partir en vacances, quand le calendrier série est plein !


    5. L’ironique UnReal (Lifetime, 1er juin)<o:p></o:p>

     

    Synopsis : Un regard amusé sur le chaos qui entoure la production et le tournage d’une émission de télé-réalité.

     

     

    La chaîne Lifetime est loin d’être réputée pour la qualité de ses séries. Pour une fois, il semblerait que les showrunners aient quelque chose d’intéressant à montrer. UnReal, c’est la réalité de la production d’un show de télé-réalité du type « Bachelor » qui prend ici le nom de conte de fées « Everlasting ». Entre manipulation et scénarisation à outrance, le plateau de tournage se transforme en véritable enfer où réalité et jeu se confondent dangereusement. <o:p></o:p>

     

    NOTRE AVIS : Sûrement LA surprise de ce mois de juin, à suivre !

     

    4. L’enfantine The Whispers (1er juin, ABC)

    Synopsis : Alors qu'un vaisseau spatial a été retrouvé au beau milieu du désert du Sahara, à des milliers de kilomètres de là, dans les environs de Washington D.C., plusieurs enfants semblent comme possédés par une force invisible qui les pousse à commettre des actes meurtriers sur leur entourage. Deux agents du FBI sont alors chargés de mener l'enquête, ignorant que la course contre une invasion extra-terrestre vient de commencer... 

     

     

    Spielberg a depuis longtemps investi le monde du petit écran : avec Extant l’année dernière, il avait déçu. Cette été il revient avec The Whispers, où de petits enfants sont manipulés par des aliens pour tuer leurs mamans. L’idée semble intéressante, les enfants sont toujours les créatures les plus flippantes dans le genre horrifique. Et puis il y a la géniale Lliy Rabe (American Horror Story) en tête d’affiche…

    NOTRE AVIS : Pas mal, mais un peu trop lacrymal, Spielberg style !  

     

    3. Le puzzle Sense8 (5 juin, Netflix)

    Synopsis : Huit individus éparpillés aux quatre coins du monde sont connectés par une soudaine et violente vision. Désormais liés, ils se retrouvent capables du jour au lendemain de se voir, de se sentir, de s'entendre et de se parler comme s'ils étaient au même endroit, et ainsi accéder aux plus sombres secrets des uns et des autres. Les huit doivent dès lors s'adapter à ce nouveau don, mais aussi comprendre le pourquoi du comment. Fuyant une organisation qui veut les capturer, les tuer ou faire d'eux des cobayes, ils cherchent quelles conséquences ce bouleversement pourrait avoir sur l'humanité.

     

    Après leurs échecs cinématographiques (Speed Racer, Jupiter Ascending), Andy et Lana Wachowski n’avaient pas réussi à retrouver le succès publique et critique de leur trilogie Matrix. C’est donc sur Netflix qu’ils reviennent avec la visionnaire Sense8, série où les lois de la physique sont transcendées, où corps et sensations se mêlent pour ne faire plus qu’un.

    NOTRE AVIS : On a peur d’une série fourre-tout, mais la science-fiction des Wachowski, on aime trop ça !

     

     2. L’inquiétante Wayward Pines (14 mai, FOX)

    Synopsis : Ethan Burke, agent des Services Secrets de Seattle, est envoyé en mission dans la charmante petite ville de Wayward Pines. Il doit enquêter sur la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux : Bill Evans et Kate Hewson, son ancienne partenaire et surtout la femme qui a failli détruire son mariage. Alors qu'il s'approche de la ville, Ethan a un accident. A son réveil, ses souvenirs sont intacts mais il réalise qu'il n'a plus aucun moyen d'entrer en contact avec le monde extérieur. Son téléphone, son portefeuille, son argent et sa carte d'identité ont disparu et il commence à prendre conscience que la petite ville de Wayward Pines n'est pas aussi lisse et parfaite qu'il n'y paraît...

     

    Vous aimez l’étrangeté de Twin Peaks, l’anxiété de Under The Dome ? Vous adorerez Wayward Pines. D’autant que c’est le réalisateur M.Night Shyamalan, passé maître dans l’art du film d’horreur, qui est à l’origine de cette série. La critique complète, c'est ici !

    NOTRE AVIS : Un Truman Show effrayant, une série addictive.

           

    1. L’hypnotique Mr. Robot (24 juin, USA Network)

    Synopsis : Elliot (Rami Malek) est un jeune programmeur anti-social qui souffre d'un trouble du comportement qui le pousse à croire qu'il ne peut rencontrer des gens qu'en les hackant. Quand il fait la rencontre du mystérieux Mr. Robot (Christian Slater), sa vie bascule.

     

    Préparez-vous à pénétrer dans le jeu dangereux des pirates informations, hackers assoiffés de justice sociale et d’égalité. Le pilote de Mr. Robot du créateur Sam Esmail est sorti en exclusivité sur le web le 24 mai, alors que l’intégralité de la saison ne débutera que le 24 juin prochain. On a déjà vu le premier épisode et on donne notre avis dans la critique.

    NOTRE AVIS : Ambiance anxiogène et intrigue complexe à souhait, Mr. Robot est notre coup de cœur de l’été !


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  • Mr. Robot : Une critique acerbe de notre société moderne. La nouvelle série coup de poing d'USA Network.


    Bien que la série ne débute qu’officiellement le 24 juin prochain, le pilote de Mr Robot est disponible depuis le 27 mai sur internet. Nouvelle série de la chaîne USA Network, ce premier épisode long de plus d’une heure nous en met plein la vue et s’annonce comme l’une des meilleures surprises de l’été. 

     

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    L’hypnotisant Rami Malek (La Nuit au Musée, The Pacific) y incarne Elliot, hacker asocial, psychologiquement instable et en révolte contre le système capitaliste. Sur sa route il croisera Mr. Robot (Christian Slater), chef mystérieux d’une bande secrète de pirates informatique surdoués. Le pilote nous plonge dans l’esprit torturé d’Elliot, où l’on ne distingue plus très bien, à l’instar du héros, la réalité de l’hallucination. Employé d’une société de cyber-sécurité le jour, hacker défenseur de la veuve et de l’orphelin la nuit, les pensées d’Elliot sont aussi délirantes que ses activités.  

     

    HELLO, FRIEND.

    C’est le titre de ce pilote qui installe d’emblée une communication directe avec le spectateur. La voix-off d’Elliot est omniprésente sous prétexte qu’il parle à son double imaginaire, son alter-ego schizophrène. « Tu existes seulement dans ma tête, nous devons nous en rappeler » dit-il à l’ouverture de l’épisode, alors que l’écran est encore noir et que seul résonne sa voix. Une façon d’introduire la série, et d’avertir le spectateur que cette histoire le concerne aussi, voire même beaucoup.

     

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    L’intégralité du pilote fonctionne sur ce stream of consciousness permanent : nous ne voyons le monde qu’à travers la perception à la fois clairvoyante et floue d’Elliot. Clairvoyante, par son décryptage précis des mécanismes de la société capitaliste. Floue par sa difficulté à distinguer le vrai du faux, la réalité de l’illusion, lorsqu’il pense être suivi par des hommes en noir. C’est par ce biais là surtout que ce pilote parvient à nous captiver, laissant planer jusqu’au bout le doute sur la véracité des visions d’Elliot : après sa rencontre avec l’intrigant Mr Robot,  Elliot ne sait plus quoi penser : « Je suis fou. C’est une illusion. Est-ce que c’est une illusion ? Merde, je suis schizo. ». Bref, un véritable casse-tête qui ne semble se dévoiler qu’en toute fin d’épisode, mais on ne vous le racontera pas !

     

    FUCK SOCIETY !

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    Deuxième point majeur du pilote, et des épisodes à venir : l’aversion affirmée du personnage principal et de son futur groupe de hackers dirigé par Mr. Robot pour la société telle qu’elle existe, faite d’inégalités, de hiérarchies, de dettes et de crédits. La société capitaliste américaine, remise en cause dans ce qu’elle a de plus vil, à l’image du plus grand conglomérat mondial pour lequel travaille notre héros : E-Corp, ou Evil Corp comme l’appelle Elliot, ressemble d’ailleurs étrangement au géant Apple. La position privilégiée d’Elliot va s’avérer être un avantage de taille pour Mr Robot et ses acolytes, qui n’ont pas choisi le petit nouveau par hasard : et comme ce dernier déteste Evil Corp presque aussi fort que les interactions sociales, il ne va pas hésiter à y mettre du sien pour couler le géant économique.

    Elliot est avant tout un utopiste moderne, un Anonymous voulant faire prendre conscience aux opprimés de leur oppression. Mr Robot, une série communiste ? Si le show prend clairement une orientation politique, c’est d’abord une critique de nos modes de vie qu’il propose, blâmant la surconsommation, l’absurdité des réseaux sociaux (Elliot n’est pas sur Facebook !). Sous nos yeux défilent des images de Steve Jobs, Mel Gibson ou encore Hunger Games, paragons de l’économie capitaliste et de l’industrie hollywoodienne : ces faux héros qu’on adule parce que « c’est plus facile de prétendre » nous dit Elliot. 

     

    C’est lorsqu’il rencontre Mr Robot et sa société secrète que la vie d’Elliot bascule véritablement. Le but de la F_Society ? Détruire Evil Corp en effaçant l’intégralité des dettes et crédits en cours, notamment les prêts étudiants qui sont aujourd’hui source d’endettement à vie pour les jeunes américains. Le pilote se termine sur une fin en demi-teinte : notre hacker surdoué semble avoir réussi son coup, mais E-Corp n’en a pas fini avec lui…

    Mr Robot a été diffusé au South By Southwest Festival à Austin (Texas) et y a remporté le prix du public, créant le buzz. Rien d’étonnant, au vu de la qualité esthétique et narrative du pilote. La solitude et la paranoïa d’Elliot sont renforcées par les couleurs froides du métro New Yorkais, dans lequel le personnage passe une bonne partie de son temps. La plus grande ville du monde semble toute petite, tant les plans restent serrés. La caméra filme ce qu’Elliot regarde, des visages familiers, des inconnus, son écran d’ordinateur… Celui qui aime hacker des vies et ses les approprier, pour enfin ressentir un simulacre de normalité.

    → Besoin d'un autre avis ? Lisez la critique de Soul Factory !

     

     


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  • Wayward Pines : une série envoûtante aux inspirations multiples [Attention Spoilers]


    Synopsis : Ethan Burke, l'un des meilleurs agents des Services Secrets du Bureau de Seattle, est envoyé en mission dans la charmante petite ville de Wayward Pines. Il doit enquêter sur la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux : l'Agent Bill Evans et l'Agent Kate Hewson, son ancienne partenaire et surtout la femme qui a failli détruire son mariage. Alors qu'il s'approche de la ville, Ethan a un accident. A son réveil, ses souvenirs sont intacts mais il réalise qu'il n'a plus aucun moyen d'entrer en contact avec le monde extérieur. Son téléphone, son portefeuille, son argent et sa carte d'identité ont disparu et il commence à prendre conscience que la petite Wayward Pines n'est pas aussi lisse et parfaite qu'il n'y paraît...

     

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    Réalité ou fiction ?

    Wayward Pines, Idaho : un homme se réveille en pleine forêt, un gros plan sur ses yeux injectés de sang donne le ton de l’épisode qui sera froid, intense et effrayant. Cet homme, c’est Ethan Burke, special agent parti à la recherche de deux de ses collègues disparus. Il se réveille dans un hôpital étrangement silencieux, complètement vide si ce n’est la présence dérangeante d’une vieille infirmière au sourire trop appuyé pour être sincère, interprétée avec conviction par l’actrice Melissa Leo. Il fuit l’hôpital, erre dans la petite ville en apparence tranquille, rencontre Beverly (Juliette Lewis) qui va l’aider dans sa quête, lui filant l’adresse d’une maison bien flippante où il trouvera le cadavre décomposé d’un des agents recherché.

    Le showrunner Chat Hodge s’amuse alors à complexifier l’intrigue : pourquoi Bervely retorque t-elle "I’ve always believed you" à Ethan alors qu’elle le connaît depuis cinq minutes ? Pourquoi des cassettes sont-elles cachées dans les fourrés pour reproduire le bruit des criquets ? Quelque chose ne tourne pas rond dans cette ville trop calme, trop normale : on pense immédiatement au Truman Show et à ses maisons en toc, ses habitants fictifs et son quotidien effroyable de banalité. 

     

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    D’autres références viennent en tête, en premier lieu desquelles Twin Peaks (ne serait-ce que pour le panneau d’entrée). Wayward Pines tend à créer une atmosphère d’étrangeté similaire à la mythique série de Lynch et Frost : sans en avoir la force esthétique, la tension nous tient bel et bien aux tripes. On pense aussi à Lost, bien sûr, pour le côté hermétique du scénario mais aussi aux romans de Stephen King, notamment à Under The Dome, récemment adapté en série. Wayward Pines est un savant mélange de références diverses qui puisent principalement dans les genres de l’horreur-fantastique et du polar. La série s'inspire d'ailleurs directement des romans éponymes de Blake Crouch.

    Et puis les événements incompréhensibles s’enchaînent : l’impossibilité de joindre l’extérieur, de prévenir sa femme et son fils qu’il est bel et bien en vie, la disparition soudaine de Beverly alors qu’il tentait de la retrouver… Puis, dès la moitié de l’épisode, la supercherie est plus ou moins révélée au spectateur. A contrario de Lost, où les réponses ne viennent jamais assez vite, les showrunners ont ici tablé sur un rythme narratif frénétique où pleuvent régulièrement des révélations-chocs : on apprend alors qu’on désigne Ethan par un numéro, "101628 is not doing well", étrange façon que de numéroter les gens comme du bétail.

     

     

    Dans nos têtes de spectateur, ça travaille dur : s’agit-il d’une expérimentation grandeur nature ? Les autres habitants sont-ils au courant de l’imposture ? Ethan croise la route de Kate, l’agent disparu. Il la connaît bien puisqu’ils ont été amants : on s’imagine donc qu’il va enfin avoir des réponses sur ce qu’il se passe vraiment. Seulement, Kate n’est plus la même : mariée, elle a troqué ses cheveux courts d’agent secret pour une permanente de parfaite housewive. En fait, elle semble surtout terrorisée à l’idée d’être surveillée "They’re watching us… They’re listening" lui dit-elle. Elle affirme vivre à Wayward Pines depuis douze ans maintenant alors qu’Ethan est persuadé d’avoir été avec elle à peine cinq semaines auparavant… Impossible de savoir qui dit vrai, de distinguer la réalité de la fiction.

     

    Un show qui essaie d’en faire trop ?

    La saison 1 de Wayward Pines ne compte que 10 épisodes, un format compressé qui permet aux créateurs de nous offrir des épisodes haletants sans trop étaler l’intrigue comme pouvait le faire la mythique Lost. Cependant, le défaut de ce show réside justement dans cette peur constante d’ennuyer le spectateur, un défaut qui mine nombre de séries américaines et qu’on ne retrouve pas par exemple dans l’excellente Bloodline. Wayward Pines ne prend pas le temps d’installer les bases. Dès la fin du pilote, on sent que la série va tourner à la Under The Dome. Ethan tente de fuir en voiture, sort de la ville mais y retourne aussitôt. Il grimpe sur les sommets et se retrouve nez à nez avec une gigantesque muraille de chine électrifiée qui emprisonne les habitants. La série développe alors sa première et directe référence au Prisonnier, série britannique des années 60 et référence du genre. 

     

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    L’épisode pilote a été réalisé par M. Night Shyamalan lui-même. Après ses récents échecs cinématographiques, on se dit qu’il a bien fait de passer au petit écran : pour l’instant, Wayward Pines est une série prometteuse, intrigante, addictive qui profite d’un casting assez exceptionnel (Melissa Leo, Juliette Lewis mais aussi Terrence Howard de la série Empire). La diffusion de la série a débuté le 14 mai dernier sur la chaîne FOX.


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  • The Catch et Wicked City, les deux bonnes nouvelles d'ABC 


    THE CATCH

    Shonda Rhimes a le vent en poupe 

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    La showrunneuse de Grey's Anatomy, Scandal et How To Get Away With Murder a monopolisé cette année le créneau privilégié du jeudi soir sur ABC, parvenant à rassembler chaque semaine des millions de spectateurs. La maison Shondaland tourne à plein régime puisque la nouvelle série signée Shonda apparaît en tête de peloton des nouvelles productions ABC : intitulée The Catch, la série suit les déboires d'une spécialiste de la fraude qui se fait elle-même piégée par son fiancée James, qui s'avère être arnaqueur professionnel.

     

     

    Le trailer est à la hauteur du synopsis, et on est immédiatement attiré par le casting : Mireille Enos qui interprète Alice ressemble physiquement à la fragile Meredith Grey mais semble être mentalement plus proche de l'Annalise Keating de HTGAWM. On reconnaît l'appétit de Shonda Rhimes pour les intrigues sentimentales complexes, les trahisons et les réconciliations, mais surtout sa volonté de mettre encore une fois en scène une femme forte et déterminée, et ça, on aime bien !

     


    WICKED CITY

    Sex, Drug and Rock 'n' roll

    Oui, on parle bien d'ABC ! La chaîne a bien compris que pour faire de l'audience il fallait se dévergonder un peu, histoire de faire de la concurrence aux chaînes où la censure n'existe pas (cf HBO, Netlflix, Cinemax). D'où le concept de Wicked City qui reprend plus ou moins le format d'American Crime : une anthologie donc, puisque chaque saison correspondra à un meurtre dans l'histoire de Los Angeles. Cette saison est centrée sur un serial killer de 1982, une histoire avec beaucoup de sexe, de drogue et de rock 'n' roll (comme nous le dit le synopsis).

     

    Le gros plus de la série, c'est la présence du génial Ed Westwick (Gossip Girl) au casting, dans le rôle du sociopathe. L'ambiance du Los Angeles des années 80 semble assez bien retranscrite et promet une série criminelle assez osée pour ABC. On attend de voir.

    Pour voir l'intégralité de la rentrée ABC, c'est ici !

     

     

     

     

     

     


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  • HAPPYish: Un départ très moyen pour la nouvelle série d'humour noir de Showtime.  


      HAPPYish, la nouvelle série d’humour noir de showtime nous parle de la vie de Thom Payne (Steve Coogan), créatif dans la pub sujet à la crise de la quarantaine, sa femme Lee (Kathryn Hahn), artiste et leur fils un tout petit peu troublé Julius. Un pilote de la série avait d’abord été tourné avec Phillip Seymour Hoffman, décédé en février 2014 et alors remplacé par Coogan. La série ne parvient pas vraiment à emballer, mais n’est pas non plus totalement dénuée de tout intérêt.

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    Une critique facile du monde moderne

    Thom, comme dit plus tôt, traverse une crise de la quarantaine : il ne comprend plus le monde qui l’entoure et se questionne sur la place qu’il veut y occuper. Travailler dans la publicité ne lui convient plus vraiment, surtout depuis que sa société a embauché deux jeunes suédois afin de rendre leurs stratégies publicitaires plus « jeunes ». Et c’est là que ça blesse, Thom ne comprend pas tout cela, ne comprend pas Twitter, Facebook, la fascination pour les chefs d’entreprise, le culte du corps et du sport, les livres électroniques… Il semble que tout ce qui « marche » ces dernières années ne plaise pas vraiment à notre héros.

    Cela semble donc aussi être le propos de la série, qui n’est pas forcément mauvais en soi, il y a des choses à dire sur les dérives des réseaux sociaux, les modes passagères et le culte de la technologie, mais la série ne le fait pas forcément de la bonne manière. En refusant tout en bloc, le personnage de Coogan, même s’il peut soulever des points intéressants, paraît être un vieux grincheux qui n’aime pas le changement, le faisant automatiquement passer pour un réac fainéant refusant de s’adapter.

    Des gags un peu lourdauds

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    Rien dans la série n’est foncièrement mauvais, le casting est de qualité, le tout est plutôt bien filmé et mis en scène… Le problème viendrait plutôt de l’écriture du show en elle-même. Les blagues ne sont jamais mauvaises en soi, mais après un début de gag réussi, la scène tombe presque immédiatement dans une espèce de lourdeur pataude. A force de vouloir rendre les scènes drôles, elles en deviennent longues et perdent de leur efficacité, de leur punch.

    On pourrait aussi reprocher à la série d’user énormément des blagues sous la ceinture. La vulgarité n’est pas vraiment un problème, beaucoup de de très bons programmes en sont remplis. Mais le sentiment est que, vu que la chaîne câblée peut mettre des gros-mots, elle va en mettre partout. Le problème est que ce n’est pas forcément crédible, une petite famille tranquille qui passe son temps à lâcher des « fuck », « shit, et « pussy », au bout d’un moment, c’est fatiguant...

     
           
    Après ce premier épisode, HAPPYish ne donne pas vraiment envie de regarder l’épisode suivant, malgré un casting vraiment sympathique, le ton semi-décalé semi-critique de la société ne fonctionne pas, la faute à une critique sans nuances du monde moderne et à une écriture un peu lourde. Après visionnage du deuxième épisode, un peu plus d’espoir est permis, l’histoire changeant de narrateur et s’intéressant à Lee, la compagne de Thom et ses rapports avec sa mère. La série prend des partis-pris humoristiques intéressants, mais souvent mal exploités. Il semble difficile d’être vraiment enthousiaste à propos de HAPPYish, mais qui sait, peut-être que la série aura une envolée dans les prochains épisodes, si l’écriture parvient à trouver un ton plus stable et une nuance qui lui manque pour l'instant.       
     
     
    Quentin Hell.

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